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Jeudi 21 juin 2012 4 21 /06 /Juin /2012 18:47

AMNÉSIE COLLECTIVE : Voici comment on peut remplacer les Martyrs par des Pseudo Héros: le cas de Sékou Touré.

Par Pougala

 

AMNESIE COLLECTIVE : Voici Comment on peut remplacer dans la tête de tout un continent, des vrais martyrs par des pseudo héros. Le case de Sékou Touré.

 

Hier 20/06/2012, les élèves français ont composé à l'épreuve d'histoire pour le Bac. Le thème sorti cette année était : "La Guerre d'Algérie". A ces enfants, on enseigne qu'il n'y a eu en Afrique qu'un seul pays qui a lutté pour son indépendance de la France : l'Algérie. Ce qui est faux, puisqu'il y a en eu deux autres : Le Cameroun et le Madagascar. Oui, mais ces deux sont en Afrique Subsaharienne, ce qui ne compte pas (apparemment).  

 

Les amis Ivoiriens me demandent souvent : Pourquoi les Camerounais s'intéressent-ils tant à la crise Ivoirienne? Pour eux, il y a un conflit entre les Pro-Gbagbo et les pro-Ouattara. Pour les Camerounais, la vision est complètement différente : ils y voient les pro-Indépendance de la Cote d'Ivoire et les Pro dépendance à la France. Pourquoi cette différence de vue ?

 

Réponse : C'est parce que les Camerounais ont dès vécu 1954, ce que les Ivoiriens voient aujourd'hui : lutter pour sa propre indépendance, parce que l'indépendance ne se donne pas, elle s'arrache.  Sauf que qu'à cause du silence imposé par la France sur les guerres d'indépendance en Afrique noire, et notamment à Madagascar et au Cameroun, ces guerres ne figurent toujours dans aucun livre d'histoire en France. L'humiliation subie par la France par le fait des peuples jugés rétrogrades qu'on était parti civiliser, est encore trop forte. 

 

A sa place, la France a savamment offert aux Africains un pseudo héro : Sekou Touré, histoire de cacher et faire oublier les vrais héros comme Takala, Martin Paul Samba, Um Nyobe, la Reine Ranavalona et son Premier Ministre sont déportés (à Alger) par le Général Français Galliéni en 1896. Ses Ministres Exécutés. Et ça a marché. On a ainsi réduit le sens de la résistance africaine à la barbarie française en Afrique noire au fait de dire Non à De Gaulles, un vrai non-évènement; et non le fait de prendre le Maquis pour exiger la démocratie, d'un pays qui prétendait être démocratique, et apporter la civilisation: la France. A Douala au Cameroun, la rue qui aurait du être celle du 29 Mars 1947 pour commémorer le massacre des pauvres Malgaches demandant de vivre comme des citoyens libres, porte plutôt encore aujourd'hui en 2012, le nom de leur bourreau : Galliéni qui tuera à lui tout seul selon les sources entre 400.000 et 700.000 Malgaches, sur une population de 3.000.000 d'habitants. Pendant ce temps, les historiens africains s'occupaient à ronger l'os que la France leur avait servi du débat infini entre les pro et les contre Sékou Touré.

 

C'est grace à cette technique d'amnésie généralisée des africains que le forfait ivoirien a pu se produire, au point qu'un Chef d'Etat Africain, 65 ans après la Reine Ranavalona est exilé et humilié à la Haye, sans aucune protestation d'un milliard d'Africains pour dire : 65 ans ça suffit. Avec d'autres chefs d'Etat qui vaquent à leurs occupations comme si cela ne les regardaient pas. Ils oublient que l'indignation est déjà une arme contre l'oppresseur. Et que le silence coupable de l'opprimé encourage le bourreau à continuer dans sa voie macabre.  

 

Jean-Paul Pougala

 

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Commentaires

Je crois pouvoir dire que Jean-Paul POUGALA a des lacunes au niveau de l'histoire africaine. Chacune de ses interventions sur ce terrain restent affligeantes en termes d'analyses. Bien sûr que le Non ! de la Guinnée en 1958 à la Communauté franco-africaine n'enlève rien à l'importance historique de la lutte armée des Algériens, des Camerounais, des Malgaches contre le colonialisme français. C'est un fait que l'enseignement de l'histoire en Afrique ne sous-estime pas; loin s'en faut, contrairement aux usages et occultations à l'œuvre dans les programmes d'enseignement en France.

Ce qui prouve que le non de Sékou Touré et de la Guinée a constitué tout autant une rupture historique que le colonialisme n'a pas accepté, c'est que la France fera tout et mettra tout en œuvre (réseaux françafricains, maçonniques, tentatives d'assassinats, de liquidation, services secrets, sabotages économiques et monétaires, barbouzes...) pour enrayer la révolution guinéenne et enfermer Sékou Touré dans une dérive autoritaire qui aura raison de lui. Et toute l'Afrique néocoloniale françafricaine, en chien de tête au service des intérêts français ont regardé avec contentement cette descente aux enfers de l'indépendance de la Guinée et de Sékou Touré resté malgré tout, un ardent militant du panafricanisme, du progressisme et de la cause des Noirs de par le monde.

Que POUGALA prenne le Non ! de la Guinée pour un non-sens historique montre son ignorance quant à la relecture de l'histoire de l'Afrique contemporaine. Pour la France colonialiste de l'époque, ça ne l'était pas et elle a tout fait pour saboter l'économie guinéenne en inondant le pays de faux sylis, la monnaie guinéenne dont la création, en rupture avec le CFA colonial, reste un acte d'indépendance que revendique encore l'élite progressiste de nombre de nations d'Afrique.

A l'exemple de Sékou Touré, on voudrait que nombre d'intellectuels africains, non du ventre, mais de tête, se dressent dans un non! à la France.

Quelques uns l'on fait et ils ont été liquidés; mais quelques uns le font et le feront encore dans l'avenir ; mails le payeront cher, comme Sékou Touré et tant d'autres avant eux. Et si Pougala tient à édifier la jeunesse africaine actuelle et à venir, on comprend mal sa désinvolture doublée d'ignorance à discréditer ou à minimiser les tentatives et gestes des premiers nationalistes panafricains tels Sékou Touré, N'Krumah, Lumumba, Modibo et tant d'autres à qui à manquer l'apport d'une jeunesse universitaire critique et dense à l'époque comparée à nos jours. Mais où en est l'Afrique aujourd'hui par rapport aux processus de recolonisation en cours et avec la complicité active des fantoches, des satrapes et nouveaux chiens de têtes nègres?

Commentaire n°1 posté par PARE Harana le 21/06/2012 à 20h45

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1956, Premier Colloque des Ecrivains et Artistes Noirs.

Du 19 au 22 septembre 1956 s'est tenu le premier congrès des écrivains et artistes noirs à la Sorbonne organisé par Alioune Diop.

On pouvait y voir Amadou Hampathé Bâ (Mali), Léopold Sedar Senghor et Cheikh Anta Diop (Sénégal), Aimé Cesaire et Frantz Fanon (Martinique), Marcus James (Jamaïque), Richard Wright (Amérique), Jean Price Mars

 

 

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ILES CHAGOS                      Royaume-Uni
                                                 (Bases militaires de
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2. ILE SAINTE HELENE         Royaume-Uni

3. ILES CANARIES                   Espagne
 
4. LES AÇORES                        Portugal

5. LES ILES MADERES            Portugal

6. LA REUNION                          France

7. MAYOTTE                                 France
8. CEUTA ET MELILLA               Espagne
Source : Union Africaine

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Mbombog Mbog Bassong* est issu d’une famille fortement christianisée, d’un grand-père maternel chrétien et d’un grand-père paternel chrétien. En 1988, il rencontre Mbombog Nkoth Bisseck qui marque le deuxième tournant de sa vie après celle de Cheikh Anta Diop en 1986 à Paris. Chez ce dernier, il prend conscience de l’importance de l’histoire pour l’éveil de l’Afrique tandis que le premier assure son éducation initiatique. Aussi se décide-t-il de rompre avec le modèle chrétien et découvre, dans la connaissance africaine, un réservoir de savoirs dont l’humanité a à peine tiré quelque enseignement digne d’intérêt.

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Liste des principales langues par pays africain


Algérie Arabe, Berbère            
Angola Kimbundu, Umbundu, Siope
Bénin Fon, Yoruba, Gun, Mina, BA’Atonou,

Dendi, Ditammari et Yom
Botswana Setswana
Burkina Faso Mossi, Dioula, Peul
Burundi Kirundi, Swahili
Cameroun Bamileke, Fang, Fang, Bassa, Fulani
Cap Vert Criuolo
RCA Sangho, Arabe, Hausa, Swahili
Tchad Sara, Arabe
Comores Shikomoro
RDC Swahili, Lingala, Ishiluba, et Kikongo
Congo Lingala, Kikongo
Côte d'Ivoire Baoule, Bete, Senoufo, Dioula
Djibouti Arabe, Afar, Somali
Egypte Arabe, Nubian
Guinée Equatoriale Fang, Bubi, Créole
Erythrée Afar, Bilen, Kunama, Nara, Arabe, Tobedawi, Saho,
Tigre, Tigrinya
Ethiopie Amharic, Oromigna, Tigrigna
Gabon Fang, Myene, Bateke, Bapounou/Eschira, Bandjabi
Gambie Manding, Wolof, Diola, Fulani
Ghana Ashanti, Brong Ahafo, Twi, Fanti, Ga, Ewe, Dagbani
Guinée Malinké, Susu, Fulani
Guinée-Bissau Criolo, Fulani, Manding, Pepel, Balante
Kenya Swahili
Lesotho Sesotho; Zulu and Xhosa
Libéria Mende
Libye Arabe
Madagascar Malgache
Malawi Chichewa
Mali Bambara, Songhai, Fulani, Arabe, Senoufo,
Malinke
Mauritanie Hassania, Arabic, Wolof, Soninke, Fulani
Maurice Creole, Hindi, Urdu, Hakka, Bojpoori
Maroc Arabe, Berbère
Mozambique Changana, Ndau, Makonde
Namibie Oshivambo, Herero, Nama, Afrikaans
Niger Hausa, Songhai, Arabe, Fulani
Nigeria Hausa, Yoruba, Igbo, Fulani
Rwanda Kinyarwanda
RASD Hassania, Arabe
São Tomé et Principe Forro
Sénégal Wolof, Fulani,Serer, Diola, Manging, Sarakolé
Seychelles Seselwa
Sierra Leone Mende, Temne, Krio
Somalia Somali, Arabic
Afrique du Sud Xhosa, Zulu, Afrikaans, Ndebele, Sesotho sa
Leboa, Sesotho, Swati, Xitsonga, Setswana,
Tshivenda
Soudan Arabe, Nubien, Dinka, Masaleet Shuluk, Nueer,
Zandi,Fur
Swaziland Swazi
Tanzanie Swahili
Togo Ewé, Mina, Kabyé, Cotocoli
Tunisie Arabe
Ouganda Swahili, Luganda, Ateso, Luo
Zambie Bemba, Kaonda, Lozi, Lunda, Luvale, Nyanja,
Tonga
Zimbabwe Ndebele, Shona

Source : Union Africaine



 

 

 

 


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